09/04/2007

introduction (nostalgie)

 
Numérise1001
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

  Je vous parle d’un temps

Que les moins de quarante ans

Ne peuvent pas connaître.

Le maître en ce temps-là

Avait encore des droits.

Il donnait l’instruction,

Parfois des punitions

Il devait tout connaître.

Transmettait son savoir,

Son principal devoir

A tous ces petits gars

Venus à pied de là-bas

De très, très loin parfois.

 

Et les parents ravis

Des progrès de leurs petits

Le respectaient aussi !

Lui faisaient toute confiance.

Il était respecté,

Les gars disciplinés

Et pas SURprotégés.

 

 

Numériser1003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BUTS :

 

- Echanger des avis sur le « mal-être » des 

   enseignants.

- Chercher les causes du  mauvais fonctionnement     de nos écoles.

- Donner à ceux qui le désirent l’occasion

  de s’exprimer et de raconter leurs expériences.

- Peut-être à long terme se faire ENTENDRE !

 

Réflexions du 13 avril.

Peut-être suis-je une grande nostalgique ou plutôt une naïve qui ai donné à mon métier sans compter depuis plus de 25 ans.

Comme beaucoup d’entre vous, j’avais « la flamme », l’énergie, la motivation.

Comme beaucoup d’entre vous, j’exerçais le plus beau métier du monde, donnant sans compter ni temps, ni deniers. Comme a dit mon fils dernièrement : « l’école, pour ma mère : c’était sa première vie ! ». Exemple :le jour du décès de mon père, je servais au repas de l’école et ses obsèques ont eu lieu un mercredi pour ne pas trop perturber l’organisation des classes.

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai été titulaire de classes nombreuses et même de classes doubles voire triples….. avec moins de difficultés qu’aujourd’hui. Il faut dire que les enfants arrivaient à l’école « éduqués », à nous alors de transmettre le « savoir ».

Comme beaucoup d’entre vous, je n’ai pas attendu circulaires et décrets pour faire de la re-médiation, des concertations….. il faut dire que je travaillais en milieu rural ,l’école était familiale et il était EVIDENT qu’il fallait aider les enfants en difficulté et les mener le plus loin possible,

MAIS… je n’ai jamais su faire saigner un caillou et tous les enfants ne sont pas égaux face à ce qu’on appelle « intelligence », ni volonté.

Les parents soutenaient nos efforts.

Je considère que chacun a sa forme d’intelligence et je respecte ceux qui ont plus de capacités à utiliser leurs doigts que leur cerveau.

Que fait-on pour ces enfants ? Sinon leur donner l’impression qu’ils sont nuls et les conforter dans l’échec !

Des cours de travaux manuels étaient organisés durant les cours, chacun y trouvait son compte.

« Chacun son rythme » disent les décrets ! alors si vous pouviez m’expliquer en quoi l’interdiction de recommencer la première année est bénéfique ? Pour moi, elle ne sert qu’à creuser un fossé !

C’est comme une maison construite sur du sable. Manque de bonnes fondations, elle s’effondre !

Pourquoi à votre avis toute une génération (les 18/23 ans) se retrouve-t-elle sans qualification et donc sans emploi ?

 

F2000018

 

 

15:11 Écrit par anne dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Même probleme que Spiral Francois Spiral , croyant passer de page, j'ai involontairement voter 0.
je vous souhaite beaucoup d'interventions intéressantes.
Considérez donc mon 0 comme étant un 5.

Écrit par : C Dumont | 11/04/2007

Courage C'était au début des années 90. L'enseignement venait d'être communautarisé par le PS, PSC. Le ministre de l'époque,Ylieff, s'aperçoit très vite que les caisses sont vides et les grèves se succèdent.
Pour calmer les profs, il lance à la radio l'effet d'annonce: "j'ai demandé au professeur De Landsherre,prix mondial d'éducation,de réaliser un audit sur l'état de l'enseignement francophone". Le rapport de l'éminent professeur est clair, sans appel: "il faut de l'argent tout de suite et par priorité dans le maternel".
La réponse du ministre est immédiate,le rapport part au panier poubelle.
L'analyse de De Landsherre était pourtant évidente. Papa et maman, pour des raisons économiques amplement justifiées travaillent. L'enfant dès son plus jeune âge est déposé à la garderie au plus tôt à 8 heures et repris à 17 heures. Il passe donc 9 heures dans uné école qui compte un instit pour 25 élèves (on va être très généreux). Il faut pendant ce temps inculquer d'abord les valeurs de vie en société, ensuite les connaissances. Faut pas rêver. L'élève étant devenu un client, l'instit doit,les jours suivants ensuite faire face aux parents mécontents des sanctions infligées à leur petit.
Onkelinks a fait le reste en 1996: 3000 postes d'enseignants supprimés dans le secondaire.
Depuis 1996, les profs ne sont plus en grève,ils se taisent. Ce sont les gardiens de prisons (surpeuplées).Pourquoi surpeuplées? Les chauffeurs de bus, les convoyeurs de trains, les agents de métro qui n'en peuvent plus et qui débrayent Au yeux des politiques cela n'a évidemment aucun rapport.
Dernière réflexion: il y a en belgique 10 millions de boîtes d'anti-dépresseurs vendues chaque année (source d'indormation:Aspirale)Les enseignants sont de très bon clients pour les firmes pharmaceutiques.
Personnellement, j'ai eu la chance de trouver sur ma route un éminent neuro-psychyatre qui m'a conseillé d'arrêter l'enseignement avant de sombrer dans ce système de drogue.Mais je reste dans une colère difficilement maitrisable face aux décideurs.
Merci pour la ou les personnes qui ont créé ce site et bonne lutte quand même. Peut-être un jour se rassemblera t-on dans la rue!

Écrit par : Claude Leroy | 12/04/2007

Question de but ou du but de l'école. L'école a-t-elle pour but aujourd'hui de faire des adultes ou des citoyens conditionnés? De quelle mentalité? De quel état d'esprit? De quelle spiritualité?
Personnellement, je pense que l'école actuelle fabrique un nombre croissant de psychopathes intelligents. Je préfèrerais pour la sécurité de notre avenir à tous qu'elle s'inquiète d'éviter d'armer de savoir et de savoir-faire un certain nombre de monstres qui leur sont donnés à "éduquer" ou à "instruire", selon le degré de démission de l'Etat ou des parents, alourdis et déboussolés par les montagnes de culpabilisations qula psychologie de comptoir de café fabrique à longueur de réunions PMS ou de rubriques "spécialisées" dans les médias.
Méfions-nous des "bonnes intentions" de tous ces soi-disant"ex-pères de l'amour qui ont transformé nos vies en enfer.

Écrit par : Francois Spiral | 18/04/2007

Bonne chance ! Ce que je lis sur ce site, ce que j'ai appris d'un temps pas si ancien que ça, en entendant, par exemple, parler mes grands parents de l'ancien temps comme ils aimaient le dire, me donne une grande nostalgie d'une époque qui semble bien révolue ! Auparavant, l'instituteur, le médecin et le curé représentaient l'autorité du village, autorité que personne ne contestait et qui maintenait les ouailles dans des limites claires pour tout le monde, des limites qui devaient permettre à chacun de donner le meilleur de soi, pas pour soi, mais pour la communauté. Lorsque j'étais petite, les choses étaient encore assez claires : les instituteurs, les élèves, le père et la mère avaient encore chacun leur place. Maintenant, plus rien n'est clair pour personne. Les parents ne savent plus ce que c'est qu'éduquer un enfant, mais la société ne leur montre plus, non plus, le chemin. L'enfant grandit sans repères, la même société lui enfonce dans le crâne qu’il doit être le meilleur, non pas pour l'émulation, mais pour mieux écraser son prochain. Que nous sommes loin de l'idée que je me fais de "l'être humain" dont une de ses caractéristiques est que justement, il ne peut vivre sans son prochain !
Mon père a raconté à ses petits enfants que lorsque lui-même était enfant, il parcourait quotidiennement, été comme hiver (dans les années 50, il y avait encore de la neige, en hiver...) 30 km en vélo (un vieux vélo !) pour aller à l'école et en revenir. Lorsqu'il rentrait chez lui, il aidait ses parents dans les travaux de la ferme. Et il en garde un très bon souvenir ! A cette époque, il n'y avait pas que l'école comme source d'enseignement : il y avait aussi la transmission du savoir-faire qui permettait, dès le plus jeune âge, de découvrir la vie et de se préparer à son futur métier, en fonction de ses capacités.
Aujourd'hui, les enfants sont tenus d'être bons en tout, comme si c'était possible. N'est-ce pas cela la richesse des êtres humains que de n'avoir pas tous les mêmes qualités, mais que les qualités de chacun soient reconnues, encouragées et mises en commun pour le bien de la communauté ?
Maintenant, en période de vacances, les enfants sont parqués dans des stages (tennis, équitation, athlétisme...) ou dans des ateliers (peinture, dessin...). Tout cela est évidemment très onéreux pour les parents qui n'ont de toute façon pas le choix puisqu'ils travaillent et que surtout, à ce qu'il paraît, ces stages et ateliers épanouissent leurs enfants. En quoi est-ce que cela épanouit des enfants qui n'ont plus que la possibilité de "découvrir" la vie en accomplissant des activités occupationnelles et non dangereuses pour leur enveloppe corporelle, mais qui ne leur laisse même plus l'occasion de faire leurs propres expériences, comme c'était encore une fois le cas auparavant, quand les enfants, pendant les vacances couraient la campagne et découvraient la vie en observant la nature, en tombant dans les orties, en s’écorchant les jambes dans les ronces, en se mouillant dans les ruisseaux pour y construire un barrage, tout ça en entendant le chant mélodieux des oiseaux, ou le bruit de la pluie qui les trempait jusqu’aux os ...
La vie était faite de risques, de devoirs, de respect, d’efforts, de partage, de dignité, d’une certaine dose de spontanéité aussi. Elle était riche d’enseignement en tous genres et elle avait du sens.
Maintenant, vraiment, plus rien n’a de sens et cette absence de sens mène au chaos et éclate nos vies.
Bon courage à nous tous : il doit bien y avoir un moyen de poursuivre sur la route de la vie, en lui donnant du sens et en lui rendant son caractère sacré.

Écrit par : Colette Barbier | 09/05/2007

QUE DIRE DES INSTITES QUI DISE A MON FILS JE M EN FICHE TOUTE LA JOURNEE

Écrit par : WARNIER | 13/11/2009

Réponse à Warnier Qu'elles ne sont pas faites pour ce métier... j'avoue que j'en connais aussi et qu'elles appellent les instits de ma génération "les dinosaures"! J'espère qu'il en rencontrera d'autres!

Écrit par : Anne | 14/11/2009

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