03/02/2009

DU CLIENTELISME à... L'ANARCHIE !

 

Non, Messieurs-Dames, on ne fait pas file devant toutes les écoles, bien qu'on puisse le croire face à la médiatisation faite autour d'une minorité de parents mécontents qui demandent même des "dommages et intérêts" et se paient juristes et avocats.

Anarchie

 

Dans certaines écoles, le clientélisme prône sur les valeurs et le bon sens !!!

Avant chaque rentrée des classes, on met un point d'honneur à réviser, améliorer le "règlement d'ordre intérieur"... bonne initiative, sauf que... on s'aperçoit que bien souvent, le "clientélisme" abolit ces règles de valeurs fondamentales.

Surtout, pas de vagues avant le 1er octobre... date à laquelle les enfants n'ont plus (normalement) la possibilité de changer d'école.

Quelques points repris en général:

-"Tenue décente exigée". Selon quels critères? Le mot "décence" ayant une signification très variable d'un individu à l'autre.

-"Sanctions sévères pour vol"... et quand la direction préfère payer avec les deniers de l'école un objet volé parce qu'il risque de perdre plusieurs enfants d'une même famille... il interprète le fait en tant "qu'emprunt à long terme". Moi, j'appelle ça incitation au vol, puisque l'auteur du délit n'est pas inquiété... pourquoi s'arrêterait-il en si bon chemin?

-"Sanction sévères pour agression verbales ou physiques"... et quand la direction estime qu'un professeur insulté devant tout un groupe devrait comprendre que l'enfant ne fait que s'exprimer et que ça n'a pas beaucoup d'importance, qu'il faut apprendre à "passer au-dessus" de ce genre de choses, quelle crédibilité, autorité, respect pouvez-vous encore avoir face aux élèves. Et quant il estime qu'une agression ne vaut pas la peine d'être signalée, mais qu'un pied foulé l'est. Peur des démarches? Deux poids, deux mesures en fonction des individus, de ses accointances ou de ses affinités ???

...ceci n'est qu'un pâle échantillon...

 Bref, on trouve toujours des circonstances atténuantes pour minimiser les faits, pour éviter de prendre ses responsabilités. OUI MAIS... minimiser pour qui ??? 

 

Délit

Et voilà... encore des agressions à l'école ce jeudi 6 février. Je suis trop perturbée pour y mettre des mots, je vous suggère donc de regarder les JT (RTL et RTB) à ce sujet (aussi sur leur site). Une consolation: les victimes ont été prises en charge!

Mais étant donné que ce sont des enfants qui ont été agressés par plusieurs individus, il était difficile de passer ce délit au bleu. A en croire certaines directions, dans certaines écoles on applique le règlement d'ordre intérieur à la lettre et la tolérance ZÉRO!!! voilà qui me rassure! Mais je le suis moins quant au suivi judiciaire... circonstances atténuantes encore une fois??? L'avenir nous le dira!

(article en cours...)

 

11:15 Écrit par anne dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Débarras Comme toujours, le mal vient des chefs. Donc vivons sans eux.

Écrit par : Ben | 04/02/2009

Encourageant Oui, il y a de quoi se réjouir de voir ce site nominé. Il incarne un combat face à une société qui se déglingue.
Je rejoins les réflexions de Marie Noëlle « …nous avons maintenant la chance d'avoir un directeur "humain" qui a compris que la réussite des élèves passait par le bien-être de ses professeurs… » C’est une chance, c’est donc exceptionnel.
Et celles d’Aspirale : « …Une seule solution : refonder le sacré. Pas de recherche de causes, de motivations ou de circonstances atténuantes pour qui viole le sacré. Un cimetière, une école, un hôpital... sont sacrés. Leurs "serviteurs" sont sacrés aussi. »
Si ces modes de vie étaient en application, ce site n’existerait probablement pas. Mais voilà, nous sommes minoritaires à penser de même.
Philippe Toussaint, chroniqueur judiciaire, nous disait le 6 septembre 1996, au lendemain de l’affaire Dutroux : « On se sert de tout et d'abord des euphémismes. C'est cela notre société, elle est devenue sans noblesse, jamais gratuite; il faut à tout prix être un gagneur, un profiteur, je veux dire un consommateur jusqu'au moment où elle se retourne contre nous, nous confrontant avec l'insupportable… »
Marc Moulin, le 6 juin 2007, dans un entretien avec le journal « Le Soir » rappelait que : « Jean-Luc Dehaene, au moment de l’affaire Julie et Melissa, a dit que ce n’est pas les lois mais les mentalités qu’il fallait changer. Et on ne l’a toujours pas fait. Ça ne sert à rien de faire un code de la route si les gens ne pensent qu’à le transgresser… »
Rien n’a donc beaucoup changé. L’espoir est quand même de voir de plus en plus d’Etres Humains prendre conscience que quelque chose ne fonctionne plus et souffrent d’un mal souvent indéfinissable. Il m’arrive également, ce mal-être ; c’est alors que je branche la sono et j’écoute Pierre Rapsat lors de son dernier concert, dans une version symphonique sublime.

Tous les rêves, tous les rêves que l'on a poursuivis
Tous les rêves, tous ces rêves pour un bel aujourd'hui
Et qui nous donnaient l'envie d'aller jusqu'au bout
A présent nous supplient de rester debout

Mais les rêves, tous ces rêves que l'on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on croyait perdus
Il suffit d'une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, les rêves sont en nous.
Les rêves sont en nous...

Écrit par : Claude Leroy | 04/02/2009

chagrin d'école Je suis en train de terminer le livre "chagrin d'école", de Daniel Pennac...Je trouve qu'il donne le regard d'un enfant dit "cancre" sur l'école....et sur sa gestion par les adultes qui nous dirigent... Intéressant, vraiment. Tu l'as lu?
Bon dimanche, Anne

Écrit par : marinou | 22/02/2009

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