09/07/2009

DU HAUT DU DONJON...

donjon

 

J'ai comme annoncé pris une pause afin de prendre du recul et analyser ma situation, pas de téléphone, ni PC...

Anne a observé du haut du donjon dans lequel elle s'était réfugiée depuis quelques années, les ruines de sa vie, tant au niveau professionnel que social.

du haut du donjon

Tout comme les archéologues qui remettent en état ce château oublié dans la végétation depuis des siècles, elle a décidé avec l'aide de ses proches, de ses médecins et avocate de reconstruire et descend donc la longue série de marches qui la séparent du travail qui reste encore à accomplir.

escalier donjon

Pour la première fois depuis l'agression, j'ai accepté de sortir et de partir quelques jours en vacance avec mon mari. Je parviens à faire mes courses seule et parler à des personnes qui (forcément) ne m'avaient plus vue depuis longtemps, bien qu'elles aient des nouvelles, soit par une de mes collègues, soit par mes enfants. Il faut dire que ce qui avait été "étouffé" ressort maintenant... Je dérange! D'autant plus que depuis que je me suis manifestée, d'autres institutrices ont osé, elles aussi, témoigner des problèmes qu'elles rencontraient.

Evidemment le sujet revient sur le tapis, mais je suis maintenant apte à en parler sereinement. Il faut dire que les personnes concernées reconnaissent enfin leurs torts depuis peu. Quand je leur ai parlé d'avocat, ils ont d'abord cru à du bluff... moi qui n'ai jamais fait de vagues, n'aurais pas osé faire une telle chose, n'est-ce pas... Eh bien oui, j'ai osé, et regrette vivement de ne pas l'avoir fait plus tôt! Quand ils ont eu affaire à son courrier, ils ont senti la pression et ont changé de comportement.

Je n'ai pas encore de précisions quant à mon horaire, mais ma demande de temps partiel a été acceptée au conseil communal. Il me reste quelques tracasseries à régler avec la Commission des Pension et la Communauté Française... qui se contredit dans les documents et qui a toujours autant de dysfonctionnements! Bizarrement, les gens sont plus courtois, voire compréhensifs avec mon avocate qu'avec moi. On n'ose pas l'envoyer balader, elle!!! Il faut dire qu'elle a du répondant et connait son métier.

Le délégué syndical, que j'ai rencontré en présence de mon avocate, a avoué que j'ai été manipulée, que beaucoup de personnes lâchent prise pour "avoir la paix" et ne plus être confrontées à ces harcèlements qui les enfoncent encore un peu plus dans leur mal être, qui les font se sentir "coupables". Ne vous battez pas seuls, prenez RAPIDEMENT un "conseil" et ne croyez pas que les choses s'arrangent (tout le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil!).Dieu sait que j'ai frappé à beaucoup de portes qui se sont entrouvertes, me laissant voir un rai de lumière et qui se sont toujours refermées violemment sur un espoir... perdant ainsi un temps précieux et m'enfonçant toujours plus dans ma "bulle", le découragement. Réagissez le plus rapidement possible. Ne faites pas comme moi. Cela vous évitera le "Parcours du combattant". Réagissez contre l'arbitraire des administrations, et les CONS qui abusent de leur pouvoir, se croyant à l'abri, intouchables et se retranchant derrière leur "protection politique". J'ose encore croire que bien mal acquis ne profite jamais et que mon expérience sera profitable à d'autres.

Vous n'avez qu'une vie... j'ai perdu 4 ans de celle-ci et ne pourrai jamais les rattraper. Vous n'avez qu'une santé, elle est précieuse, ne laissez pas d'autres vous la dégrader au risque de ne jamais pouvoir la récupérer complètement. Vous n'avez qu'une famille, pensez que votre douleur risque de vous éloigner d'eux. C'est dur pour vos proches de devoir vous porter trop longtemps à bout de bras...

Profitez bien de vos précieuses vacances que je vous souhaite sereines et reposantes.

09:24 Écrit par anne dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ca me fait regretter la justice expéditive du Far-West.

Écrit par : Ben | 10/07/2009

Madame, vous êtes une prof de merde Livre paru aux Editions de l'Arbre

Charlotte Charpot, un pseudonyme, mais une enseignante dans le secondaire, cassée par les insultes de ses élèves et qui décide de lâcher le plus "beau" métier du monde. Elle a choisi de briser la loi du silence qui pèse notamment sur l'enseignement de la Communauté Française.

Son livre raconte la violence quotidienne à laquelle elle doit faire face: les agressions verbales et physiques des élèves ou pire de leurs parents. L'incurie d'une hiérarchie qui abandonne ses professeurs, les décrets et les réformes de l'enseignement mal adapté.
Un témoignage dur, cruel et cynique qui n'est que la réalité que l'"on" tente d'occulter.
L'auteure projette de créer une association pour les profs victimes de violences.

(Extraits de commentaires lus dans la presse de ce début août)



Écrit par : Claude Leroy | 11/08/2009

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